Elle est encombrée de parasols, de kiosques, et de terrains de jeux, on se donne rdv pour une causette, un lunch ou une rencontre familiale. Le dimanche une voie est fermée et on y vient faire son jogging ou faire du vélo. On passe forcément devant le plus bel Hôtel de Rio
" Le Copacabana Palace " qui jette son blanc éclatant dans vos yeux.
Des rois, des présidents, des stars ont foulé les tapis des salons. On traverse la route et on découvre l'eau chaude qui vient se poser doucement à nos pieds. Les vagues en noir et blanc des pavés portugais sont la signature de Copacabana.
Les mosaïques de pierres noires et blanches
Le dessin des mosaïques du front de mer longe sur + de 4000 mètres les plages de Copacabana et du Leme. Une copie de la place du Rocio à Lisbonne, les pierres de calcite blanche et basalte noir ont été importées du Portugal, mises en place par des ouvriers Portugais, un travail de titans !On déambule sur la Avenida Atlantica entre ombre et soleil. Ne pas oublier son eau et sa crème solaire, ça et là on décharge tout ce dont le Carioca a besoin pour passer un bon dimanche à la plage, des cocos vertes, les chaises, parasols, à boire et à manger.............
Ce matin il n'est pas 8 h et des hordes de shorts et de maillots colorés s'engouffrent dans le métro direction la plage.
métro très propre et sécuritaire |
Pour y arriver, il en faut de la patience, aller à Cosme Velho en bus puis prendre son ticket pour le train à crémaillères pour arriver aux pieds du Christ, et tout là haut se frayer un chemin dans la foule qui se contorsionne pour faire le selfie parfait......et la chaleur qui vous grille pendant l'ascension des 222 dernières marches. Mais la vue est grandiose et le Christ majestueux !
au loin le Pain de Sucre enveloppé par la brume |
le stade du Maracana |
chaque quartier à son dessin propre en mosaïque
en arrière plan la Cathédrale Saint-Sébastien de Rio toute en béton |
Et de là on se rend compte de la diversité des paysages qu'offre Rio, entre monts et mer ( veille ) les maisons et les immeubles sont posés, presque coincés entre ces remparts naturels et ne forment plus qu'un, comme un puzzle enfin terminé.
Mais avant d'arriver tout la haut, nous passons par Lapa, lieu de naissance du voyou de Rio " Le malandro " village depuis le XVIII e " une faune " d'artistes, de musiciens en font leur scène ouverte. Et le soir les bars ne désemplissent pas, on y vient s'abreuver de bières glacées et s’étourdir jusqu'à l'aube.
Son Aqueduc " Arcos da Lapa " d'un blanc immaculé qui est devenu un tronçon du tramway menant à Santa Teresa.
Quartier Centro de Rio de Janeiro
Il faut beaucoup de temps pour visiter chaque quartier de Rio, 13h et 16h faut pas trop en faire, la sieste est une bonne alternative ou une bonne glace chez Mil Frutas ( j'ai goûté une glace au Tapioca, un délice ) ou un brunch sous les arbres au Forte do Copacabana, un fort militaire que l'on visite, avec une vue imprenable sur la plage de Copacabana.On en redemanderait ! mais déjà la chaleur se fait oppressante et nous rentrons fatigués mais heureux d'avoir découvert tant de choses dans cette ville tantôt merveilleuse, tantôt fatigante, tantôt détonante ( sans jeux de mots ;-)
Et surtout ne mettez jamais la main dans ce genre de grignotage salé.......
Je ne pensais pas trouver les meilleurs fruits ici, et en fait je n'en ai jamais mangé d'aussi bons !! les bananes Plata sont justes exceptionnelles
On ne peut pas parler de Rio sans parler des Favelas ( appelées Morro maintenant, Favelas devenait trop péjoratif )
entre les barres d'immeubles de Copacabana la Favela de Cantagalo |
Les favelas - naissance et réalité d'une part de Rio
Les favelas se sont formées lorsqu'à la fin du XIX e ( on a retrouvé des écrits datant de 1897 ) un manque cruel de logement se fait sentir du côté de Ipanéma et de Copabana pour 20000 militaires rentrants de campagne qu'on ne sait où loger.Suite au développement du quartier après la création des tunnels qui feront la jonction entre le Centre et ces quartiers, à partir de 1904 les transports en communs se développent et les quartiers s'embourgeoisent. De la main d’œuvre est demandée, mais les travailleurs ne trouvent pas à se loger dans les beaux quartiers, ( trop chers ) commence alors la construction de cabanes faites avec des matériaux divers et se forment alors ce qu'on va appeler des Favelas. Les migrants d'autres régions vont grossir ces quartiers, chaque maisonnette possède son poulailler et son potager. Ce sont de vrais quartiers dans la ville. Des habitations précaires confrontées régulièrement aux coulées de boue lors des orages violents.
La violence engendrée par des gangs qui gèrent les Favelas et la drogue et les armes qui circulent en faisant des morts font régulièrement le manchette des journaux.
Dangereuses, insalubres, elles sont un problème important pour la ville et représentent 1/3 de la population de Rio. Toutes les personnes vivants dans les Favelas ne sont pas liées au trafic de drogue, mais ont un travail ( gardien, femme de chambre etc...)
à ce jour il y aurait 950 Morro à Rio .
ça à l'air vraiment sympa. c'est avec une pointe de jalousie que je lis tes récit. voir des shorts, les plages, le soleil (même si il est écrasant) et les fruits. Avoir les pieds dans l'eau et sentir le chaud. oulàlà, je sens que l'hiver se fait long ici. bisous à vous. julie
RépondreSupprimeraller ! encore deux mois et le printemps fera des heureux et bientôt Mai sera là plus vite qu'on ne pense
RépondreSupprimerben nous, nous nous préparons pour affronter des -20° jusqu'à fin mars ........
scmoutz